Disgusting Blood

12 mai 2010

Bienvenue

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Bienvenue sur ce blog, qui me servira de support pour publier cette histoire. Sachez d'abord que si elle ne vous plaît pas, passez votre chemin, je ne fais cela que pour m'amuser, et pour ceux qui ont aimé. En revanche, si vous avez des idées, des suppositions ou des questions d'amélioration, n'hésitez pas !

Le résumé est disponible plus loin. Je ne peux rien dire sur le rythme de sortie, étant donné que je ne peux pas m'en occuper constamment, mais j'y réfléchis très souvent.

Sur ce, bonne lecture :D

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Chapitre I

Chapitre I : Eggplants and Chocolate



-       S’il te plaît.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Tu m’aimes non ?
- Oui, je t’aime.
- Tu m’embrasserais ?
- Autant que tu le voudras.
- Est-ce que tu… Pourrais me mordre alors.
- HORS DE QUESTION !!!

Ah, vous venez d’arrivez, donc vous n’avez probablement rien compris à ma scène romantique partie en vrille. Bon, je me présente, je m’appelle Dietrich, et mon nom de famille est beaucoup trop compliqué pour les français, donc je m’abstiendrais de vous le donner. En revanche, je peux vous donner le reste. J’ai eu 17 ans dernièrement, scolarisé dans un lycée normal à Viennes (en Autriche en gros, pour ceux qui ne sauraient pas, sait-on jamais), et là, je suis avec ma petite amie, Andreas, dans ma chambre, avec personne à la maison. J’aurai bien envie de vous demander de déguerpir afin de profiter de mon temps libre avec elle, mais bon, comme mon plan a raté, vous pouvez squatter. D’ailleurs, vous ne devez pas non plus comprendre pourquoi je lui ai demandé de me mordre. Bien, je vais donc vous parler d’elle. Andreas, notre nouvelle élève arrivée il y a quatre ou cinq mois. Donc nouvelle n’est plus vraiment adapté. Bref, je dois dire que lorsqu’elle nous a été présentée, la plupart des mecs, et même des filles, après tout, elles se trouvent jolies entre elles, y paraît, sans passer pour des lesbiennes, elles sont fortes, ont eu le souffle coupé. Il faut dire que ses cheveux longs et noirs, avec des mèches blanches, ça a le don d’impressionner. Et puis, elle avait un teint vraiment blanc-pâle, presque translucide. Et ses yeux violets, ça ne finissait pas d’étonner les gens. C’est pour dire, beaucoup d’entre nous ont eu envie de déménager en Bosnie si les filles sont aussi belles là-bas, puisque c’était de là qu’Andreas venait.

A la voir, je n’avais pas la moindre chance de lui en mettre plein la vue, rien qu’à mes cheveux bouclés, mon visage clair et mes constantes envies de chocolats, un parfait « nul » mais qu’on aime quand même. Au moins, j’étais plus grand qu’elle et puis bon, à venir au lycée à vélo, j’étais quand un peu plus musclé que la moyenne, alors bon, quelques atouts, c’était pas plus mal. Sauf que bon, si Monsieur Blond-Platine-je-joue-au-plus-cool et Le-ténébreux-de-service-martyr, les deux bombes du lycée, allaient s’en mêler, ça risquait d’être assez compliqué. Donc au final, j’avais décidé de rester discret.

En bref, par plusieurs étapes dans ma vie dont je me passerai bien de vous révéler, quelques temps plus tard, je suis devenu son petit ami en titre. Ne me demandez pas comment, moi-même je ne le sais pas. Cependant, j’ai beau être son copain, elle est quand même super froide avec moi. Quand je veux passer des moments câlins avec elle, elle me dit que non, et qu’elle veut rentrer vite pour regarder la télé. Je ne me sens pas très aimé. Et puis, une fois, en la suivant, j’ai vu quelque chose d’assez… Spécial. Bon, pour résumer, je l’ai vu avec un vieux, accrochée à son cou, limite à lui faire un suçon ! Sur le coup, j’ai eu envie de lui crier dessus, mais je me suis surpris à ne pas savoir bouger quand j’ai vu du sang partout. Pourtant, on était pas dans ces séries miévreuses et ridicules, dans le style Twilight ou Vampire Knight. Et pourtant, c’était bien une vampire.

Quand elle m’a vu, elle a hésité entre me sucer le sang jusqu’au bout, ou me laisser en vie sous la menace de me tuer si je disais à quiconque son secret. Bon, le choix fu vite fait, et en un sens, j’en était plutôt content, vu que cela prouvait en quelque sorte qu’elle m’aimait. Mais bon, la suite… Elle me montrait bien qu’on était pas dans une série banale. Enfin bref, pour vous la faire simple, à force de rester à mon contact, Andreas avait eu envie de moi, enfin, de mon sang. En gros, disons que c’est l’étape entre le baiser et le lit. Ben, je suis encore puceau, et la seule fois où elle m’a mordu, ben ça s’est très mal passé. En fait, l’ambiance était plutôt pas mal. C’était l’hiver, la nuit, tranquille sur un banc blotti l’un contre l’autre, et sur le coup, je lui ai dis qu’elle pouvait boire mon sang pour se réchauffer. L’instant entre le moment où elle a planté et où elle les a ressorti a été d’à peu près 4 secondes 25 si j’ai bien compté. Tout l’explication s’est soldée sur une phrase :

« Ton sang est affreusement dégoutant. »

Dîtes moi, dois je le prendre comme une insulte ou une vérité ? Ben franchement, encore maintenant j’hésite. Ne dit-on pas justement que chez les vampires, le sang de l’être aimé est censé être le plus délicieux d’entre tous ? Enfin, je vous le dis, je ne me suis absolument pas documenté hein ! J’ai juste entendue des filles en parler devant le nouveau chapitre de Midnight Secretary. Non pas que je lise non plus cette série, même si les scènes sont de mon âge ! Hum… Je m’égare.
Enfin voilà, et depuis, elle refuse de me mordre. Elle ne veut même plus me bisouiller dans le cou tellement elle a peur que ses canines ne percent ma peau et fasse couler mon « sang infect ». Toute cette explication pour en arriver à sa présence dans ma chambre pendant que mes parents et mon petit frère ne sont pas là. Et malgré toutes mes tentatives pour qu’elle me morde, je n’y suis pas arrivé :

- Mais Andreas, pourquoi tu veux pas ? Normalement, une vampire est mieux liée à son chéri si elle boit son sang de temps en temps.
- Là n’est pas la question. Certes, j’aimerai beaucoup que nos destins soient liés et que tu deviennes ma seule réserve. Mais désolée, je ne peux pas. Tu aimerais que je te force à manger des aubergines ?!
- Ah, arrêtes ! Rien que d’y penser, j’en ai mal au ventre !
- Ben comprends-le, ton sang, c’est comme manger des aubergines cuites vapeurs. Alors pardon, mais c’est non, no, nein, niêt, dans toutes les langues que tu veux, mais la réponse reste Non.

J’avais intérêt à vite trouver quelque chose, ou alors elle allait certainement se changer en chauve-souris ou en rat, ou je ne sais quoi, pour s’enfuir. Bon, ok, elle n’allait pas boire mon sang aujourd’hui, mais un jour, je sais qu’elle finira par craquer, cette timide !

- Au fait, Dietrich, ne le prends pas mal, mais tu devrais arrêter d’espérer, c’est idiot, et à force, je vais vraiment te coller une baffe.
- Les vampires ont une force herculéenne ?
- Herculéenne ? Nan mais ça va pas la tête ?

Ah ouf, au moins elle ne m’arrachera pas la tête si ça arrive.

- Ok, j’envoie les gens contre les arbres quand ils me gênent, mais bon, c’est pas de ma faute s’ils se mettent devant moi, la main tendue avec la langue qui pend.


De quoi devrai-je le plus m’inquiéter ? Pour ma pomme parce qu’elle risquait d’éclater le mur de ma chambre en me frappant si je la vexais, ou bien par le fait que tous les pervers de Viennes venaient la suivre ? A se demander comment mois, et ma relation, on a pu survivre pendant deux mois. Enfin, bon, maintenant que ma tentative de drague à la victime de vampire avait foiré, il me fallait faire ma deuxième demande :

- Au fait, tu sais, la semaine prochaine, notre classe part en France pour deux semaines. Tu n’en profiteras pas pour papillonner vers les français hein ?
- Papillonner ?
- Draguer… Ou boire leur sang, je ne sais pas.
- Dietrich, si je ne bois pas de sang, je meurs. Et je ne vais pas non plus emmener un casse-croute.
- Mais je peux être ton casse-croute si tu veux !

J’aurai peut-être du la prévoir, et je la méritais sans doute, mais même les baffes de mes parents, qui ô combien me faisaient peur, n’arrivaient pas à la cheville de la fille de mon cœur. Aïe, ça faisait vraiment mal, et sur le coup, je fus assez étourdi pour la laisser prendre son sac, ouvrir la porte et partir. En gros, assez sonné pour un moment. En tout cas, j’avais déjà un petit plan pour ce voyage, et j’espérais bien l’empêcher d’aller voir les autres. Non mais oh, c’est ma copine quand même, hors de question de la laisser à quiconque ! En espérant juste que je ne m’en prendrais pas une autre.

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Chapitre II

Chapitre II : Glasses and Candy


C’est l’heure. L’heure du départ. Enfin, quand je dis départ, je parle plutôt de notre avion. Oui, depuis la dernière fois que nous nous sommes vu, la semaine s’est passée sans aucun problème, si ce n’est la peur que j’ai éprouvé plus d’une fois à l’idée de me reprendre une baffe de ma chérie. Mais non, à part quelques petits bisous, il n’y a rien eu de semblable. Mais l’heure n’était pas à la réflexion ! Il fallait que j’agisse au plus vite. L’avion n’avait que deux places à chaque rang pour les deux files. Sachant que le trajet durerait environ deux heures, je devais en profiter pour me retrouver à côté d’Andreas. Normalement, les vampires sont affaiblis lorsqu’ils ne sont pas en contact avec la terre. Alors elle aurait sans doute besoin de sang, et dans ce cas, si j’étais à ses côtés, elle ne n’irait pas courir le risque de se déplacer dans son état et attirer l’attention, et n’aurait donc plus de choix à part celui de planter ses jolis crocs dans mon cou. Ah oui, c’était vraiment un très bon plan, héhé, et le reste du voyage ne serait que du gâteau !

Enfin, je disais ça… Mais je n’avais absolument pas prévu que notre prof vienne nous voir :

- Vous serez rangés par ordre alphabétique.

Sur le coup, j’ai cru m’étouffer. Comment ça ordre alphabétique ? Mon plan si génial serait gâché par un petit ordre de rangée de rien du tout ? Ils n’oseraient quand même pas ! Ce serait abject, surtout que j’avais vraiment passé beaucoup de temps à le concocter, ce projet. Et pourtant, voilà que je me retrouvais à côté de ce type bizarre, près de la fenêtre. De son nom, Klaus, c’était le cliché même du gars à qui les lunettes ne font qu’arranger leur visage et les rendent plus beaux qu’ils ne le sont déjà. Et puis bon, ses deux mèches noires piles devant son visage avec son air sérieux et son regard concentré sur son bouquin... Le voyage promettait d’être bien long :

- Tu as l’air très déçu.

Que… Il m’avait adressé la parole ? Le garçon qui ne parlais jamais à personne, et pourtant… Tout d’abord étonné, je me mis à tourner sept fois la langue dans ma bouche pour bien réfléchir à ce que j’allais répondre sans dire une imbécilité sortie par la surprise :

- Déçu ?
- Tu n’as fait que regarder dans le vide depuis tout à l’heure. Et puis, tu n’es pas comme tous les autres, excité par le voyage.
- Toi non plus. Tu ne fais que rester impassible à lire ton bouquin.

Je fus quelque peu gêné par le rire qui suivit ma réponse. Se moquait-il de moi, ce binoclard ? J’en savais rien, mais en regardant l’heure, je ne fus même pas étonné de voir que seulement dix minutes s’étaient écoulées depuis le décollage. Mais bon, Klaus n’était pas prêt à me lâcher, alors autant discuter un minimum, même si mon regard était la plupart du temps tourné vers Andreas :

- Tu ne la quittes pas des yeux.
- Pardon ?
- Depuis tout à l’heure. Tu fixes notre jolie dame de la nuit.

Dame de la nuit ? Ah oui, le surnom d’Andreas, de part son côté un peu froid et ses cheveux sombre. Certaines filles avaient même dit que ses mèches blanches représentaient les éclats de lune. Il fallait vraiment en imaginer, de ces choses :

- Eh bien, c’est ma copine, j’aurai aimé être à côté d’elle.

D’un geste lent, Klaus avait déjà remonté ses lunettes et continuait de me fixer de ses yeux noirs un peu froids :

- Tout va bien entre vous ? Vous êtes un peu distants.
- Distants ? Non, je ne crois pas. Mais c’est vrai qu’elle n’est pas très affectueuse avec moi.
- Tu sais, si un jour il y a un problème, tu pourras toujours venir me voir. Je m’y connais.

Euh ? C’était quoi là ? Un plan d… Ah ! Mais il essayait de me faire rompre pour me piquer Andreas ? Ah le cachottier ! S’il croyait vraiment que j’allais le laisser faire, il se mettait le doigt dans l’œil ! Mais je ne fus pas plus efficace que je ne le pensais, car je ne fis que me relever rapidement :

- Non merci, je n’ai pas besoin de ça…

Sauf que pendant que j’essayais de sortir des rangées, je me heurtai à quelque chose, ou plutôt quelqu’un, avant de finir par me retrouver les fesses sur son dos, m’étant quelque peu cassé a figure :

- Pardon, je ne vous ai pas vu…
- J’AI L’HABITUDE !

Oh oh… Je connaissais bien cette petite voix tendue et énervée. Et tout en me redressant, je m’aperçu que mes doutes étaient fondés. La personne que j’avais bousculée n’était autre que Maria, la petite tigresse de notre classe. 1m42-45 et de l’énergie à revendre, elle était, comme son nom et ses informations l’indiquait, la fille la plus petite de notre classe, je pourrai même dire du lycée. Elle enguelait tout le monde lorsqu’on lui faisait une remarque sur sa taille ou des sous-entendus, et pourtant, tout le monde l’appréciait, un peu comme une petite sœur. D’ailleurs, celle-ci n’était très contente de m’avoir servi de fauteuil pendant quelques secondes, et me regardait d’en bas, les yeux plissés et énervés :

- Dit donc, tu aurais pu faire attention ! Est-ce que ça t’arrives souvent de prendre les gens pour des tapis ?!

- Calme-toi Maria, je ne l’ai pas fait exprès. Tiens, voilà des carambars.
- Ne change pas… Oh merci !

Oui, le point faible de notre petite tigresse, c’était bien les bonbons. Quelque part, on la traitait vraiment tous comme une petite fille, alors on lui donnait des friandises pour la calmer quand elle s’énervait. Je ne sais pas vraiment si elle a compris pourquoi on le faisait, mais elle ne refusait rien. Ses yeux s’illuminèrent tandis qu’elle goûtait les carambars goûts fraise et citron, avant de me regarder droit dans les yeux, tout en mangeant tranquillement :

- Tu es assis à côté de Klaus ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu t’entends bien avec lui ?
- Ben, moyen, moyen.
- T’es inutile alors.

Puis, sans ménagement, elle me tourna rapidement le dos comme si j’étais un être insignifiant à ses yeux, ce qui avait le don d’être vexant. Cependant, je pus vivement remarquer que son petit visage avait un peu rougis lorsqu’elle avait posé son regard sur notre cher binoclard. Tiens, tiens, voilà une info bien intéressante, je devrais peut-être la ranger dans un coin de ma tête pour la ressortir plus tard, en temps utile.

Mes yeux cherchèrent ensuite du regard ma chérie, mais celle-ci était assise près de la fenêtre, un bandeau sur les yeux, et visiblement profondément endormie. Et s’il y avait une chose que j’avais appris avec elle, c’était dormir = ne-pas-déranger-sous-peine-de-graves-problèmes-très-très-douloureux. En gros, vous voyez le tableau. Avec ça, je risquais de ne rien gagner avec ce voyage, et de toute façon, la prof revint m’intimer d’aller m’asseoir. Je tentai à mon tour de trouver le sommeil, mais sans grand succès vu le boucan des autres élèves.

Enfin, une heure et quelque plus tard, nous fûmes arrivés sur le territoire français, à Paris. Tous très excités, je dois dire que je n’eu pas plus de chance de trainer un peu plus avec Andreas, et fini par abandonner, jusqu’à notre arrivée à l’hôtel. Bon, je dois bien avouer, Paris est une fort jolie ville, très animée, et puisqu’on était arrivé un peu vers le crépuscule, il commençait déjà à y avoir des lumières, ce qui arrangeait bien le tableau. Mais j’avais autre chose à penser, surtout lorsque j’appris que pour la répartition des chambres, je serai encore avec Klaus. Non, pitié, pourquoi lui ? Bon, je sais, vous allez me faire des reproches, mais je vous jure, je ne suis pas jaloux de sa classe, de son charisme, de son intelligence… Non, ce que je n’apprécie pas chez lui, ce sont les 5 centimètres qu’il a de plus que moi. C’est tellement INSUPPORTABLE de le voir plus grand que moi. En fait, je n’aime pas les garçons plus grands que moi, appelez ça comme vous voulez. De toute façon, dés que nous fûmes installés, il en profita pour partir faire un tour, « pour voir à quoi ressemblait l’hôtel » qu’il disait. Tant mieux, ça me faisait des vacances, bien qu’il ne soit pas très bavard. Mais de toute façon, je n’allais pas moi-même m’éterniser, étant donné que j’avais bien envie d’aller rendre une petite visite à Andréas.

Tout en me faufilant vers le couloir réservé aux filles, je réfléchissais à comment trouver un autre moyen pour qu’elle me morde, jusqu’à heurter quelque chose :

- Aïe !

Tiens, une sensation humaine, et une taille reconnaissable. Je venais à nouveau de rencontrer, voire percuter Maria. Sauf qu’étrangement, je n’entendis pas sa voix piailler. Curieux, je fis baisser mon regard à sa hauteur avant de m’apercevoir qu’elle avait la larme à l’œil :

- Maria ? Que t’arrive-t-il ?

La petite tigresse sembla remarqué ma présence, et me fixa longuement avant de dire timidement ce qui lui arrivait, sans que j’eu besoin d’insister :

- On… On m’a volé…
- On t’a volé quoi ? Ton porte-monnaie ?
- Ma culotte…

Hum… Est-ce qu’elle savait au moins à qui elle s’adressait ? Je ne pensais pas qu’en temps de « crime » on pouvait parler de sous-vêtements féminins à un homme. Sans doute que sous l’émotion, elle ne devait pas être très pudique :

- Ta… Hum…
- Ma culotte.
- Mais tu n’en as pas d’autres ? Tu n’es pas venu avec une seule quand même…
- Nion, mais… Mais c’est ma culotte préférée, et je sais que je l’ai emmenée. On me l’a volée je te dis ! T’as pas l’air de comprendre !

Ah, elle commençait à retrouver sa vitalité, c’était bon signe. Mais en fait, j’aurai dû en profiter pour partir tout de suite avant que les choses n’empirent :

- Dietrich, tu dois la retrouver !
- Quoi ? Maintenant ? Mais j’ai pas le temps, cherches toi-même, j’ai d’autres trucs à faire !
- Tu m’as bousculé deux fois, et les carambars, c’est pas assez ! Tu dois me rembourser, et retrouver ma culotte !
- Non !
- Sih !
- Mais j’ai pas envie !
- Mais tu dois m’aider !

Notre discussion avait vite tourné à la dispute de gamins, et sans m’en rendre compte, je devint le grand perdant de notre affrontement, chargé de retrouver la petite culotte d’une adolescente physiquement gamine. Franchement, tout avait très mal commencé !

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Chapitre III

Chapitre III : Tears and Embarrassment


Quelle histoire débile. Dés le début, j’aurai du dire non. En fait, c’était carrément ce que j’avais fait, mais en même temps, essayez de vous disputez avec une naine en furie qui risquerait presque de vous griffer le visage à la moindre contrariété ! Ben c’est pas si facile. Surtout qu’en plus, elle n’arrêtait pas de me demander d’aller fouiller dans les affaires des garçons. Quelle soumission de ma part… Mais bon, plus vite la recherche se ferait, plus vite j’en serais délivré !

Sauf qu’au bout d’une heure, cette fameuse euh… Ce fameux sous-vêtement restait introuvable, et la petite tigresse devenait de plus intenable. J’avais beau lui dire qu’on était dans un hôtel français, et que les français étaient tous des pervers –c’est bien connu après tout- elle refusait de me croire et continuait de dire que c’était sûrement un garçon de la classe qui l’avait fait. Quelle idée bizarre, d’autant plus qu’on avait déjà farfouillé toutes les chambres, jusqu’à arriver à la mienne. Ne soyons pas idiots voyons. Je dirigeai mon regard vers la pauvre victime :

- Tu peux être sûre qu’elle n’est pas là.
- Pourquoi ? Parce que c’est ta chambre ? Si ça se trouve, c’est en fait toi qui me l’as volée, et tu me mènes en bateau depuis tout à l’heure ! Hum… Non, je partage ma chambre avec Andréas, t’aurais jamais osé.
- Ah oui ? Mais elle, elle n’a pas vu le voleur ?
- Non, en arrivant, elle est partie faire un tour. Je suis allée me doucher, puis en revenant, j’ai vu qu’on avait fouillé dans la commode dans tous les sens, et que ma culotte préférée manquait. Mais… Tu as toi aussi un colocataire, non ? C’est peut-être lui ?
- C’est Klaus.
- Ah non, c’est pas lui !

Catégorique, la petite. Que j’aurai aimé qu’elle ait la même assurance envers moi. Mais bon, je suppose qu’avec son look de premier de la classe, il ne risquait pas d’avoir envie des dessous d’une gamine. Cependant, en excluant Klaus, et moi bien entendu, qui pouvait être coupable ? On avait déjà fouillé toutes les chambres de garçons, et franchement, ça m’étonnerait qu’un voleur de petites culottes soit assez intelligent pour bien la cacher. Puis une idée assez simple me vint en tête :

- Et si c’était une fille qui te l’avait volée ?
- Seuls les hommes sont des bêtes assez incontrôlables pour oser voler les culottes des filles. Ce sont tous des cochons ! Enfin sauf un !
- Merci.
- Je parlai pas de toi.

Merci bien, chère petite Maria, ça fait toujours plaisir de se sentir au même niveau que les cochons. Mais de toute façon, il était temps pour moi d’arrêter de chercher un truc qu’elle avait peut-être tout simplement fait tomber, et retrouver ma petite chérie :

- Bon, j’ai besoin de voir Andréas !
- Mais, et ta mission ?
- Miss…? Non, désolé, mais on a déjà tout fouillé sans succès ! Et je ne lui ai pas parlée depuis qu’on est arrivé.
- Alors je t’accompagne, et je reste avec toi jusqu’à ce qu’on l’ait retrouvée !
- Andréas ?
- Non, ma culotte !

Génial, tout allait de travers, et tout ça en moins de douze heures… Alors que le séjour allait durer deux semaines… Vivement que ça s’arrange, parce que je n’avais pas envie que la naine se tape l’incruste à chaque fois que je voulais avoir un petit moment tranquille avec ma petite amie. C’était vraiment trop demandé ? Faut croire, parce que Maria ne me lâchait pas d’une semelle, jusqu’à arriver devant la chambre. Andréas se trouvait bien à l’intérieur, scotchée devant la télé. Tiens, on avait le droit ? Depuis quand ? Enfin bon, en m’approchant, je m’aperçu que ma copine était totalement subjuguée par ce qu’elle voyait, passionnée même. Mais est-ce qu’elle comprenait au moins ? Enfin, c’était juste un dessin animé pour enfants, avec trois filles, une blonde, une brune, et une rousse, qui tabassait des mecs avec des sèches cheveux et des barètes. Oh, ce devait être pour les enfants, donc facile à comprendre. Mais ce fut Maria qui intervint à ma place :

- Andréas ! T’as l’air d’adorer ça !

Brutalement, comme si elle n’avait pas remarqué auparavant notre présence, elle se retourna vivement, le rouge à ses joues. Tiens, je ne l’avais jamais vue comme ça ! C’était plutôt jolie, vu sa peau extrêmement blanche. Elle était très mignonne :

- P… Pas du tout ! J’étais juste intriguée ! Les français inventent vraiment toutes sortes de choses…
- Et j’ai vu tes livres et tes BD de super héroïnes dans ta valise. Allez, avoues-le ! T’aime bien hein ?
- M… Mais pas du tout !

Je dois dire que je ne savais pas qu’est-ce qui me paralysait le plus. Le fait de savoir qu’Andréas avait des goûts de petites filles en matières d’histoires, ou bien son petit visage tout gêné et adorable. Dans tous les cas, ça ne correspondait pas du tout à l’image qu’on pouvait se faire d’elle. Décidément, j’avais encore beaucoup à apprendre d’elle. Doucement, je m’avançai vers elle pour la prendre dans mes bras et la câliner. Et j’aurai du prévoir ça :

- MAIS PAS DEVANT QUELQU’UN !

Pouf, contre le mur avec le souffle coupé. Ah, je l’aime. Même si ça fait très mal. Bon, c’était pas tout ça, mais j’aimerai bien que Maria déguerpisse et me laisse profiter un peu de moments tranquilles, mais elle ne semblait pas décidée à partir. Bien sûr, c’était sa chambre. Mais mon mécontentement fut de courte durée, et fut alors remplacé par un sursaut brutal lorsque la porte claqua violemment. Nos têtes firent toutes trois le même mouvement en sa direction, puis je fus le premier à aller ouvrir, apercevant au loin l’ombre d’une personne en train de courir :

- EH TOI !

Je m’élançai à sa poursuite. Ce type était rapide, mais c’était bien là qu’on voyait à quel point venir au lycée à vélo pouvait être efficace. Rapidement, je parvins à attraper à cette personne pour la retourner et la mettre au sol. Quelle ne fut pas ma surprise en m’apercevant de qui il s’agissait :

- Klaus ?!

Andréas et Maria arrivèrent très vite à leur tour, et je dois avouer qu’elles furent encore plus surprises que moi en se rendant compte qu’il s’agissait du binoclard. Non, même, ce qui était encore plus étonnant, c’était la petite boule bizarre qui s’était échappée de sa manche. Rapidement, la tigresse s’en empara avant de s’écrier :

- Mais c’est ma culotte !

Je dois avouer que la scène m’échappa un peu. Ce pourquoi Klaus me poussa rapidement avant de se relever, fixant la petite Maria du haut de ses un mètre quatre vingt-dix, me laissant silencieux, Andréas faisant de même :

- Ce n’est pas vraiment ce que tu crois.

Il fallait croire que ça ne suffisait pas, car la naine avait l’air très déçue. Pire encore, elle était presque en train de pleurer, tremblant de tout son corps. Puis, rapidement, elle courut vers Klaus avant de le taper sur le ventre avec ses mains, vu que c’était la seule chose qu’elle pouvait atteindre :

- JE TE DETESTEUUUUUUH !

Puis, toujours en larmes, elle préféra s’enfuir, nous laissant tout trois immobiles. De là où j’étais, je ne voyais pas vraiment quelle tête Klaus devait faire, mais je dois avouer qu’elle ne devait pas être très souriante. Et moi-même, je ne savais pas trop quoi penser :

- Tu ne la rattrapes pas ?
- Pourquoi le ferais-je ?
- Tu veux que tout le monde croit que tu es un voleur de petite culotte ?

Cette phrase le fit réagir, et rapidement, il se mit à courir après elle, jusqu’à disparaître de notre vue. Andréas s’avança vers moi pour m’aider à me relever, puis se serra contre moi :

- Dietrich…
- Ouai, je sais, ça fait bizarre…
- Non, j’ai un problème.

Un problème ? Un problème humain j’espérai, parce que du côté vampire, je ne risquai pas d’être une grande aide. Cependant, je ne m’attendais pas vraiment à un problème aussi grave :

- J’ai trouvé ça dans mes affaires, tout à l’heure.

Elle sortit un papier de sa poche, puis le mit devant mes yeux. D’une écriture assez fine et lisible, il était écrit, noir sur blanc : VAMPIRE.

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Chapitre IV

Chapitre IV : Threats and Suppositions



I'm well aware of how its aches
And you still won't let me in.

En quelque sorte, ces paroles de Placebo illustraient bien ce qui se passait chez moi : THE FLOU. A part un morceau de papier sortit de nulle part avec un mot plutôt révélateur écrit dessus, je n’avais pas la moindre idée de ce que cela pouvait signifier. Etait-ce une farce ? Ou peut-être que quelqu’un avait réellement découvert le secret d’Andréas ? Alors là, ça sentait pas bon, mais pas bon du tout ! Enfin, j’avais beau réfléchir, tout seul dans mon lit –la chambre étant vide, je ne trouvais pas de solution. Les seuls suspects ne pouvaient être que les gens de la classe, et le reste de l’hôtel… Mais je raconte quoi moi ? Doit y’avoir plus de cent personnes dans le tas ! Décidément, le rôle de détective ne m’allait pas du tout ! Je devrai peut-être faire comme Andréas m’avait dit, et attendre qu’on ait plus d’indices… Oui, je ne devais pas m’en faire, même s’il fallait avouer que cette histoire m’effrayait et m’excitait en même temps. Cependant, je n’eu le temps d’y réfléchir plus longtemps que j’entendis la porte s’ouvrir. Klaus, bien sûr. Celui-ci préféra ne pas allumer la lumière, pensant sans doute que je dormais. Au bout d’un moment, je me demandais si je devais faire semblant de dormir, puis, en le faisant sursauter, je pris la parole :

- Alors, ça s’est bien passé avec la tigresse ?

- Eh bien, au moins elle ne pleure plus, elle dort.
- Tu l’as aidée à dormir ?
- Hum, pas vraiment, elle partage sa chambre avec la dame de nuit. Non, c’est juste qu’elle baillait comme une enfant, donc j’ai supposé qu’elle devait être exténuée.
- Normal, on a cherché sa culotte préférée dans tous l’hôtel en fouillant toutes les chambres avant de revenir, de courir pour attraper une personne bizarre, avant de voir que c’était toi le voleur, le garçon qui ne subit jamais sa colère.

Même si on était dans le noir, je pouvais bien sentir ses yeux ronds et son air étonné. Après tout, y’avait de quoi :

- Je suis désolé.
- Eh, moi je m’en fous, même si j’avoue que si t’avais pas joué au pervers transit, j’aurai pas passé mon temps à chercher un sous-vêtement alors que j’aurai pu être avec ma copine.

Au moins, on ne pouvait pas nier que Klaus restait un être intelligent, parce qu’il trouva bon de se taire avant d’aller dans la salle de bain. Pa contre, avec le bruit de l’eau, je ne risquais pas de m’endormir. Pauvre de moi. Tout en serrant l’oreille sur ma tête, je tentais de trouver le sommeil sans m’étouffer, jusqu’à entendre quelque chose d’étrange. Et avant même de m’en rendre compte, une présence bien familière s’était glissée dans mon lit en se serrant contre moi :

- Andréas ?

- Dietrich… J’ai eu peur…

Mon esprit viril m’intima alors d’être scandalisé à l’idée qu’on ait pu faire du mal à ma chérie. Etait-ce cet inconnu qui avait mis le papier dans ses affaires ?

- Qu’est-ce qui t’est arrivé ? On t’a agressée ? On t’a menacée ?
- Non… J’ai fais un cauchemar.

Plaît-il ? Et moi qui avait toujours cru qu’elle était courageuse et mature, et là, elle était terrorisée comme une gamine juste parce qu’elle avait fait un gros cauchemar. Bon, je n’allais pas non plus lui en vouloir pour ça, d’autant plus que je gagnais quelques petits câlins bien mérités. Tout en la serrant contre moi, je lui chuchotai doucement à l’oreille :

- Ne t’inquiètes pas, c’est fini. De quoi as-tu eu peur ?
- J’ai rêvé de maman.

Sa mère ? Mais encore ? Avec ça, ça ne donnait pas beaucoup d’indication, même si je dois avouer que rêver de ma maman, en général, ne me faisait pas tellement plaisir :

- Si ça t’inquiètes tant, pourquoi tu ne l’appelles pas ?

- Elle est morte.

Ouuuuuh, grosse, grosse boulette ! Sur le moment, je ne savais pas tellement quoi dire, à part peut-être m’excuser, ce devait sans doute être la meilleure solution :

- Pardon.
- Je ne t’en avais jamais parlé, c’est normal. Elle est morte quand j’étais toute petite.
- Que lui est-il arrivé, sans être indiscret ?
- Elle a fait une indigestion d’oignons.

D… D’oignons ? C’est pas plutôt l’ail contre les vampires ? Et puis, je ne savais pas qu’on pouvait mourir d’ingestion ! Est-ce qu’elle se moquait de moi ? Peut-être qu’en fait, sa mort avec un rapport avec le monde des vampires, et que je n’avais pas le droit de savoir. Ce devait sans doute être ça. Sans insister, je préférai lui caresser les cheveux tout en l’embrassant sur le front :

- Ma pauvre chérie, ça a dû être horrible.

- Je ne m’en souviens pas très bien en fait. J’ai honte, je ne me rappelle même plus de son visage. Tout ce dont je me souviens, ce sont ses bras doux et chauds qui me prenaient contre elle.

J’avais beau essayé de me mettre à sa place, c’était presque impossible pour moi de savoir ce qu’elle pouvait ressentir. Moi, j’avais des parents, un peu sévères et grincheux, mais cool, et un frère casse-pied, mais jamais je n’avais perdu quelqu’un de ma famille. En un sens, je ne pouvais pas m’exprimer et préférais donc me taire, jusqu’à ce qu’elle brise elle-même le silence :

- Je ne t’ai pas tout dit non plus.
- Heh ?
- Il y a quelques jours avant notre départ pour Paris, j’ai reçu d’autres lettres de menaces, et à notre arrivée, quelqu’un m’a appelé, mais personne ne m’a répondu.
- Alors en fait, c’est sérieux ce que tu me racontes ?
- En fait, je crois que j’ai déjà une idée. Ça va faire bientôt dix ans, alors notre protection va s’arrêter.
- Une protection ?

Mais de quoi est-ce qu’elle pouvait bien parler ? Je ne comprenais strictement rien :

- Tu sais, si les gens savent ce que sont les vampires, c’est parce que certains ont découvert notre secret, il y a des centaines d’années. Dés lors, ils ont décidé que le grand public ne devait absolument pas connaître notre existence, nous transformant alors en rumeur. Et en parallèle, ils se nommèrent Confrérie, et commencèrent à nous pourchasser et nous traquer…
- QUOI ? ILS VEULENT VOTRE PEAU ?

Une violente claque s’ensuivit, me faisant limite perdre connaissance si elle ne m’en avait pas donnée une autre pour que je me réveille :

- Ne crie pas comme ça ! Et non, ils ne veulent pas nous tuer, nous sommes tous des êtres civilisés. Non, non, en fait, nous sommes jugés en cas de capture, pour voir si nous sommes réellement vampires, puis dans le cas d’un verdict coupable, nous sommes envoyés dans une prison d’où nous ne pourrons plus jamais sortir. Mais ils n’ont pas le droit de nous tuer, car avant d’être vampire, nous avons une part d’humanité, même si certains d’entre eux nous traites comme si nous n’étions rien du tout…
- Je comprends. Mais quel rapport avec cette histoire de protection ?
- Depuis dix ans, je ne sais pas pourquoi, mais mon père m’a dit que la Confrérie n’avait pas le droit de s’en prendre à notre famille. Je crois que comme la limite est finie, nous avons du déménager en Autriche, alors que nous vivions en Bosnie.

Alors derrière tout ça, il y avait tout de même des choses graves. Et même si Andréas disait que cette… Confrérie était civilisée, il n’empêche qu’ils traquaient et faisaient enfermer tout une population dans des prisons dont ils ne sortiraient jamais. C’était cruel. Après tout, Andréas ne tuait personne lorsqu’elle buvait du sang, et les gens oubliaient tout après. Alors pourquoi ? D’accord, je ne suis peut-être pas très intelligent, mais je trouvais ça immonde. Cependant, alors que j’étais perdu dans mes pensées, elle en profita pour poser ses lèvres chaudes contre les miennes, tout en caressant mes cheveux bouclés. C’était vraiment doux. J’en profitais alors à mon tour pour la câliner pendant notre baiser, puis elle en profita pour sortir du lit :

- On se voit demain.

Tout en la regardant disparaître dans le noir, je me disais que je n’aurai pas été contre quelques câlins supplémentaires. Mais bon, on doit se contenter de ce qu’on a, et grâce à elle, je pu m’endormir, sans même entendre Klaus revenir de la salle de bain.

Le lendemain matin, alors que toute notre classe se retrouvait à prendre le petit déjeuner, je dois avouer que j’avais un peu la tête ailleurs. Andréas restait avec Maria, qui avait l’air encore plus agressive que d’habitude, et moi, je restais seul dans mon coin, avec juste quelques élèves avec qui j’étais plus ou moins en bon terme, même si je restais sans rien dire. Cependant, l’un d’eux, remarquant mon silence, en profita pour m’adresser la parole :

- T’as la tête ailleurs, Dietrich. Tu t’es disputé avec la Dame de Nuit ? Fais attention, rien qu’à cette table, on en profiterait tous bien si vous n’étiez plus ensembles.

Merci bien, dorénavant, je saurai que je ne dois pas la laisser avec vous, bande de chacals. Tiens, en y repensant, j’étais pas devenu pote avec eux quand elle est devenue ma petite amie ? Pff, crétins. Alors que je m’apprêtais à débarrasser mon plateau et partir, j’entendis alors un cri dans le fond. C’était Maria :

- AAAH ! ANDREAS !

Et au sol, inerte et inconsciente, se trouvait ma petite amie. Pris de panique, je couru vers elle, de peur que ce ne soit vraiment très grave, mais un prof me retint, ayant déjà appelé les urgences. Terrorisé à l’idée qu’elle ne se réveille plus jamais, j’avais presque envie de pleurer. Elle n’avait pas le droit de partir comme ça ! Et pourquoi n’ouvrait-elle pas les yeux ? Si ce n’était qu’un simple malaise, elle ne devait pas juste bouger ? Et puis, elle allait très bien hier, au niveau de la santé… Puis, en tournant la tête, je m’aperçus de quelque chose qui m’interpella. Elle était en train de manger pendant qu’elle s’était évanouie. Une omelette à la française. Avec… Des oignons ?

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Chapitre V

Chapitre V : Rose and Cross



Je crois que je n’avais jamais été aussi inquiet de ma vie. Peut-être à cause des révélations qu’Andréas m’avait faite hier, j’avais en quelque sorte aggravé la situation. Certes, on ne meurt pas en mangeant juste des oignons, à moins d’y être allergique… Et puis, c’était sans doute des bobards qu’elle avait balancé pour me cacher la véritable raison du décès. Cependant, je dois avouer que le coup, j’ai eu du mal à ne pas m’inquiéter. Et puis, étant son petit ami, j’avais eu le droit de veiller sur elle, alors qu’elle dormait à l’infirmerie. Elle était profondément endormie, comme s’il ne s’était rien passé. Pourtant, il était midi passé, et ses yeux ne s’étaient toujours pas ouverts. Que devais-je faire ? L’infirmier m’avait juste dit d’attendre, qu’elle se réveillerait toute seule puisqu’elle avait pu être soignée. Mais même avec toutes ses confirmations, je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter. Sans pouvoir m’en empêcher, ma main se dirigea vers son visage pour le caresser tout doucement :

- Andréas…

Mais pourquoi elle ne se réveillait pas ? Après tellement de temps. J’avais beau être un homme, je commençais à mettre ma virilité de côté pour laisser couler quelques larmes au-dessus de son visage. Doucement, j’avançais mon visage par-dessus le sien, m’apprêtant à l’embrasser. Comme par hasard, ce fut à ce moment-là qu’elle ouvrit les yeux, plongeant son regard dans le mien. Et, soyons franc, j’étais bien trop heureux de la savoir réveillée pour me sentir gêné :

- Tu… Tu es enfin de retour.

D’abord étonnée, elle s’apprêta à se redresser lorsque je l’en empêcha, l’intimant de rester allongée :

- Ne force pas, tu es encore faible.
- Mais… Que s’est-il passé ?
- Tu as été empoisonnée, par une faible dose de mercure.
- QUOI ?

Ah oui, êtes vous surpris ? C’est vrai que je ne vous l’avais pas dit quand vous m’avez retrouvé. Avec mon speech sur les oignons, vous avez du vraiment y croire, je suis désolé. En fait, c’était l’infirmier qui me l’avait dit, reconnaissant quelques symptômes. Ça n’était pas forcément vrai, mais il y avait de fortes chances, qu’il avait dit. Ce pourquoi, dans le doute, il avait préféré garder Andréas. Elle resterait en France, mais devrait se ménager :

- Mais, Dietrich, tu pleures ?

Retrouvant alors mes esprits, je me rendis compte qu’elle fixait mes yeux humides, et, par gêne, je préférais frotter mes yeux pour les cacher :

- Je pleure pas ! C’est pas mon genre ! Mais j’étais mort d’inquiétude à l’idée que tu ne te réveilles pas.


Silence. Elle ne répondait pas. Tout en retirant mon bras de ma vue, je m’aperçu qu’elle souriait légèrement, comme si elle me trouvait amusant. Toujours aussi embarrassé, je n’arrivais pas à détourner le regard, jusqu’à ce qu’elle avance sa main vers mon visage pour le caresser, comme si elle m’avait vu le faire tout à l’heure :

- Je suis vivante. Je vais très bien. Je suis vampire. Le mercure, ça me blesse, mais pas mortellement.

Et après cette phrase légèrement rassurante, elle avança son visage vers le mien pour m’embrasser. A ce rythme, vous allez vraiment finir par me prendre pour une mauviette, parce que les seuls baisers que vous avez vu –merci de vous rincer l’œil, c’étaient ceux qu’elle me donnait. Ah mais je vous le dit tout de suite, je lui en donne deux fois plus. Je suis un grand modèle de virilité ! Mais ne parlons plus de ça, car une question me trottait dans la tête depuis tout à l’heure :

- Mais les vampires ne sont-ils pas censé avoir l’odorat super fin ? Tu aurais pu sentir ce poison non ?

- En temps normal oui, mais ce matin, j’ai senti une odeur très forte, je ne sais pas d’où elle venait. J’ai eu tellement mal au nez que je n’arrivais plus à sentir quoi que ce soit.

Drôle de coïncidence. A croire même que ça avait été calculé. Et même pas à croire, c’était certainement un coup monté !

- Tu crois que c’est celui qui t’a envoyé ces lettres de menaces qui est responsable ?
- Possible. Ce n’est peut-être qu’un hasard, mais ça semble trop calculé pour être autre chose. Dietrich, je pense qu’il vaut mieux que l’on ne se voit plus pendant quelques temps.
- Hein ? Mais de quoi parles-tu ?
- J’ai peur que cette personne ne devienne de plus en plus insistante à mesure qu’elle rate ses coups. Si elle en vient à la force brute, j’ai peur qu’elle ne te blesse.
- Mais attends, c’est moi le mec dans cette histoire, et surtout, tu dis ça comme si tu voulais rompre. C’est peut-être égoïste, mais je ne peux pas te laisser toute seule, même si tu es quatorze fois plus forte que moi.
- Ne joues pas les héros enfin…
- Je ne suis pas un mec héroïque, mais je me dis que si on est séparé, tu auras plus de problèmes, alors qu’ensembles, on pourrait se défendre mutuellement.

L’espace d’un instant, je crus voir une lueur d’espoir dans les yeux d’Andréas, mais elle le remplaça bien vite par un grand soupir, comme si je la fatiguais. Amusant :

- D’accord. Mais si ça s’aggrave, évites de t’en mêler. Maintenant, aides-moi à me lever.

Tiens, je croyais qu’elle était en parfaite santé. Enfin, je n’allais pas non plus m’en plaindre, puisque ça me permettait de porter Andréas. Hum, quelle agréable sensation. Courte, très courte. Sans même m’y attendre, et je dois avouer que je ne pensais pas qu’un jour, je vivrai une scène d’action digne d’un film américain si populaire. D’un seul coup, la vitre éclata à notre proximité, propulsant des dizaines de centaines de bouts de verres dans notre direction. Par reflexe, je fis glisser Andréas dans mes bras tout en me retournant et m’accroupissant, la protégeant du mieux que je ne le pouvais. Un picotement assez violent me pris au niveau de la tempe, puis j’entendis un bruit sec, comme quelque chose se plantant dans le mur. Par peur que cela ne se reproduise, je restais quelques minutes dans la même position, tout en continuant de serrer ma copine contre moi comme si ma vie en dépendait, jusqu’à ce qu’elle me repousse légèrement :

- Dietrich, c’est bon. Ça s’est arrêté.


Même si j’avais peur de ne pas l’avoir assez bien protégée, je me résignais à la lâcher. Mais en la regardant, je fus rassuré de voir qu’elle n’avait pas été blessée, et s’avançait vers quelque chose ressemblant à une flèche. Une flèche argentée. Avec sa force herculéenne, elle la retira du mur avant de la fixer, remarquant alors la pointe légèrement rouge. Tiens, d’ailleurs, je sentis comme un léger écoulement au niveau de ma tempe. Sans même l’avoir vue venir, Andréas se tenait devant moi, sa main blanche effleurant le léger filet de sang qui glissait :

- Ça me semble léger. Il vaudrait mieux faire un pansement.


Elle ne demanda pas la permission et alla se servir dans les placards. Rien d’étonnant venant de sa part, mais je n’allais pas me plaindre, elle était quand même aux petits soins pour moi. Quelle agréable douceur venant de sa part. Il ne manquait plus que quelque chose :

- Oh, Andréas, tu peux pas mettre une tenue d’infirmière aussi… Aïe, aïe, aïe !
- Tu trouves encore le temps de faire de l’humour bidon après ça ?

Elle forçait vachement sur le désinfectant. Et dire que je voulais juste la détendre, même si je n’aurai pas été contre, héhé. Dés qu’elle eut terminé, elle se mit à examiner la flèche en argent. De mieux en mieux, l’argent, c’était pas plus efficace contre les loups-garous :

- Les vampires sont décidément loin de ce que j’imaginais. L’argent est plus efficace que les pieux ?
- Non. Cette flèche n’était pas là pour me tuer. C’était un message.
- Un message ?
- Oui. Regardes, tu vois ce sigle ?

En effet, sur le côté de la flèche, au niveau de la pointe, on pouvait apercevoir une grande croix, plutôt de type chrétienne, avec une rose entrelacée autour. Pas très original :

- L’argent et ce symbole sont les représentations de la Confrérie.

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Chapitre VI

Chapitre VI : Knife and Poison



Hum… Que devais-je faire ? La situation devenait assez… Comment dire… Incroyable ? Fascinante ? Incontrôlable. Parce que je me sentais vraiment petit face à ça, cette espèce d’organisation qui s’occupait de chasser les vampires. Et puis d’ailleurs, étais-je vraiment le genre de personne qui pouvait être mêlée à ces affaires là ? Je n’étais pas un buveur de sang, ni un de leurs ennemis. Tout ce que j’étais, c’était juste un type fou amoureux de sa petite amie qui se trouvait faire partie de ce monde… Okay, okay, j’arrête avec mon petit speech sur la vie, la truc et toutes ces histoires. Pour vous dire la vérité, bien sûr, j’étais mort de peur, surtout pour Andréas, à l’idée qu’elle puisse être enlevée et emmenée à tout jamais hors de ma vue. Mais, personnellement, cette histoire me prenait le chou. Et le chou, je déteste ça, surtout lorsque c’est farci et servit à la cafet’ pour rattraper le déjeuner raté. Oui, et en plus, j’étais tout seul, l’infirmier n’ayant pas voulu laissé ma chérie quitter son lit avant qu’il n’ait fini de l’examiner. Mais moi bien sûr, il fallait tout de même que j’aille manger. Ben voyons. De toute façon, à part le fromage blanc servit sur du pain avant le dessert, il n’y avait rien de bien délicieux pour le déjeuner. Autant renoncer et partir retrouver Andréas. Et qui sait, je pourrai peut-être la rencontrer en route. Oh, et encore mieux, si ça se trouve, elle était toute seule à l’infirmerie… Wouhou, la journée s’améliorait !

Tout émoustillé, je me préparai mentalement à l’idée de pouvoir peut-être la surprendre en train de se changer… Oh non, je ne devais pas penser ça, ce serait mal ! Très mal ! Surtout qu’elle me frapperait certainement ! Mais… Mais bon, franchement, ça peut se comprendre un peu, non ? Et je suis sûre que secrètement, elle souhaitait la même chose pour moi, héhé. Oh, contrôles ! Gardes le contrôle Dietrich ! Tout en collant mes mains sur ma tête pour empêcher mon esprit un peu trop homme à commencer à… Fantasmer, je me sentis accélérer le pas, mort d’impatience. Certes, je ne courrai pas, mais je n’en étais pas loin. Disons que je trottai. Mais jusqu’à un certain moment, je sentis mon rythme ralentir, tout doucement. Pourquoi ? Parce que je venais de me rendre compte de quelque chose d’étrange. J’entendais… Comme des pas. Au départ, je supposai qu’il s’agissait de quelqu’un prenant la même direction que moi, mais en m’arrêtant pour faire semblant de refaire mon lacet, le bruit se stoppa. Un hasard ? Je n’y croyais guère, et en reprenant la route, le rythme des pas revint. Régulier, très lourd et sobre. Et de nouveau, en m’arrêtant, ça s’arrêta. Quelqu’un me suivait, c’était pratiquement sûr. Non, non, non, il ne fallait pas me croire à nouveau dans The Grudge ou Ring, ça n’était que des films, de la pure fantaisie… Et les vampires alors ? Hors de question de l’admettre, et, tout en accélérant, je pris un autre chemin, me mettant pratiquement à courir pour semer l’inconnu. Les couloirs n’étaient pas très peuplés, voire vides, puisque la classe était en sortie, et le reste de l’hôtel également, ou alors dans les chambres. Il n’y avait même pas le personnel. A croire que le moment était trop bien trouvé. Louche ça, très louche ! Tout en grinçant des dents à la mauvaise impression de me faire piéger, je regardais derrière moi, et, n’apercevant personne, me précipitais dans une pièce quelconque, dont la porte était ouverte. Coupant ma respiration, j’observais silencieusement autour de moi, m’apercevant que je me trouvais dans le dressing de l’hôtel. Et il n’y avait personne. Au bout de quelques minutes, je n’entendais plus rien. Poussant un soupir de soulagement, je m’apprêtais à ouvrir la porte, lorsque je senti une ombre au-dessus de ma tête, puis une force étrange me plaqua violemment contre le mur, tandis que mes poignets étaient immobilisés vers le haut. J’avais beau me débattre, je n’arrivais pas à me dégager, même en gigotant dans tous les sens et en donnant des coups de pieds, tout en essayant d’apercevoir ce mystérieux agresseur, hélas masqué, avant de m’immobiliser complètement lorsque je sentis un objet dur et de forme ovale s’enfoncer entre mes côtes, me faisant gémir de douleur :

- Arrêtes de gesticuler.

Et pour appuyer ses dires, l’inconnu enfonça un peu plus fort, m’intimant de bien lui obéir. A la voix et la carrure, ce devait certainement être un homme. Pitié, faîtes que ce soit un homme, ce serait trop humiliant de me faire maîtriser comme ça par une fille :

- Ecoutes attentivement. Je suppose que tu sais qui je suis, ou plutôt, à quel ordre j’appartiens.


Ben oui, maintenant, avec sa deuxième phrase, c’était sûr que j’avais deviné. Mais pourquoi les « méchants » avaient-ils besoin de faire tout ce cinéma et de s’imaginer que les pauvres victimes sont assez intelligentes pour deviner ce qu’ils sont, mais trop bêtes pour leur échapper. Croisons les doigts pour que ce soit l’inverse chez moi :

- La Confrérie ?
- Tu as compris.

Ah cool.

- Donc, cela veut dire que ta copine t’a bien renseigné.  Et tu as peut-être aussi compris, pourquoi je suis ici ?
- Je ne sais pas moi, vous aviez besoin de retrouver un sous-vêtement blanc que vous avez perdu dans le dressing ? Hmmm !

En sentant l’objet s’enfoncer dans mon dos à l’endroit qui fait très mal, je me mis à mordre ma lèvre férocement afin de m’empêcher de dire « Aïe » :

- Ne joues pas les idiots. Tu es un imbécile, mais tu nous seras très utile. Je veux que tu transmettes un message à la petite. Elle doit me retrouver à 18h, ce soir, sur le toit de l’hôtel.

- Et si je dis « non » ?

Laissez-moi deviner : Il me tue ? Il la tue ? Il me torture à mort ? Il tue les gens que j’aime. Heh, je connais mes classiques ! Enfin, tout de même, j’aimerais bien qu’il me propose juste : Je te donne trois baffes ou un truc comme ça. Ou mieux encore « On peut discuter pour que je puisse te convaincre ? ». Mais non :

- Oh, ne t’inquiètes pas, tu le feras très certainement.

Puis, à ces mots, je sentis quelque chose au niveau de mon torse, et en baissant les yeux, je pus apercevoir un couteau, en train de m’arracher les boutons de ma chemise, doucement. Ah, tout compte fait, je préférais que ce soit une fille :

- Ho ! Ho ! Hey, vous faîtes quoi là ?! Y’a que…

Je l’entendis rire, comme s’il se moquait de moi :

- Quoi, aurais-tu peur de quelque chose ?

Je ne pouvais pas me débattre, il continuait de m’appuyer entre les côtes avec son truc, et moi, je le regardais, impuissant, en train de défaire le dernier bouton, me retrouvant alors torse nu. Sa main gantée était déjà en train de se faufiler vers le haut, effleurant du bout des doigts :

- C’est à moi, ça, c’est privé, ça suffit !

Et pendant que je reprenais les répliques de l’âne de Shrek, je réprimai un petit gémissement de douleur, sentant du sang couler. Ce type venait de m’entailler la peau au-dessus du pectoral droit. Un peu rouge à cause de la douleur, certes minime, et de la gêne/peur qu’il m’avait faîtes, je tentai de me retourner pour comprendre, mais, sans un mot, il avança une fiole étrange, avec à l’intérieur, un liquide violacé, légèrement pourpre. Ne comprenant pas au début, je n’eu pas de mal à capter lorsqu’il le versa dans l’entaille. C’est-à-dire… En moi, non ? Tout d’un coup, une frayeur me prit, et, ignorant la douleur de la chose qui me bloquait, je recommençai à me débattre, tel une furie. Mais ce ne fut rien lorsque, brutalement, je senti un spasme violent me prendre, puis comme un très grand courant électrique, me faisant crier de douleur. Je ne sais même pas combien de temps ça a duré. Peut-être trente secondes, ou bien un quart d’heure, mais ça revenait au même pour moi. Enfin, le mal cessa, me laissant alors, mort de fatigue et tout en sueur. Et l’autre me tenait toujours les poignets, m’ayant empêché de tomber. Doucement, il approcha ses lèvres de mon oreille :

- Maintenant, il te reste 48h pour te faire soigner. C’est moi qui ai l’antidote, donc…

- Si elle veut le récupérer, elle doit y aller…
- Brave garçon…
- Dietrich ? Mais tu fais quoi ?

Comme une seule personne, la tête de mon agresseur et la mienne se tournèrent vers la personne près de la porte d’entrée, visiblement très étonnée par ma position. Maria. Mais que fichait-elle ici ? En tout cas, elle n’arrêtait pas de nous fixer d’une manière très étrange. Dérangé à l’idée qu’on l’air vu, l’inconnu me lâcha rapidement pour se jeter sur elle, son couteau en avant. Trop fatigué pour hurler son nom, je ne fis que tomber par terre, respirant à toute vitesse, même si je luttais pour essayer de venir vers elle et l’aider, de peur qu’il ne lui fasse du mal, ou pire. Mais, à ma grande surprise, celle-ci saisit le bras armé, avant de tourner sur le côté et le ficher au sol. A mon avis, il ne s’attendait certainement pas à se retrouver au tapis contre une fille qui faisait un mètre quarante cinq. Et au lieu de prendre sa revanche, il prit juste un drap pour le lancer vers elle, puis s’enfuit par la porte, nous laissant seul. Et Maria étant petite, elle prit quand même une minute avant de se sortir de sa petite situation. Elle devait s’être rendue compte que c’était trop tard pour le poursuivre, ce pourquoi elle ne fit qu’aller vers moi pour essayer de m’aider à me relever. Et au moment où elle s’apprêtait à me poser une question, je la devançai :

- Depuis quant tu es ceinture noire de karaté ? Parce qu’à moins d’avoir trop regardé Tigre et Dragon, tu caches bien ton jeu.
- On s’en fou de ça, mon papa est prof de judo, c’est pas pareil. Mais plus important. C’était qui ce type ? Pourquoi il t’empêchait de bouger ? Pourquoi il t’a collé au mur ? Pourquoi t’es torse nu ? Et pourquoi t’as une entaille là ?

Que de questions pour une si petite chose. Mais peu importe, je ne pouvais pas lui en parler, ce serait révéler le secret d’Andréas. Et je ne devais pas faire une bourde pareille. Tout en cherchant une excuse, je ne fis que lui prendre les mains :

- Maria, s’il te plaît. Ne parles pas de ça à Andréas. Je préfère qu’elle ne sache pas.
- Oh mais pourquoi ?
- Pour rien. Tiens, j’ai des Haribos.
- Mais non… Oh merci !

Bon, du côté de mon secret, je pense que ça devrait être facile de le conserver pour Maria, avec mon arme ultime. Et de plus, elle était tellement en train de s’empiffrer qu’elle ne se posait même plus de question. Bien. J’eus un peu de mal à me relever, et profitai de ma présence au dressing pour piquer une chemise et remplacer la mienne, désormais inutilisable. Et tout en la reboutonnant, je savais déjà ce que je voulais faire. Hors de question de mêler Andréas à ce marchandage débile. C’était moi l’empoisonné, c’était à moi de trouver l’antidote.

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Chapitre VII

Chapitre VII : Angel and Devil



Depuis que j’avais subi cette pseudo agression, c'est-à-dire depuis une heure, j’avais préféré éviter tout contact avec Andréas. Ayant pu filer sans que Maria ne s’en rende compte, je m’étais directement rendu dans ma chambre, avec la discrétion d’un renard. Quoi que, en y repensant, ça n’était pas spécialement nécessaire, étant donné que tous les élèves étaient encore actuellement en train de visiter un petit bout de Paris. Mais Andréas était toujours là, dans l’hôtel, et il était possible que les vampires aient une ouïe ultra fine ou je ne sais quoi, et qu’elle puisse donc me repérer. Pourquoi l’évitai-je ? Parce que j’avais peur. Je ne voulais pas qu’elle se rende compte de quelque chose, qu’elle se rende compte que j’avais été empoisonné, surtout que je portai une chemise appartenant tout de même à quelqu’un d’autre, ce qui devait paraître très suspect. Il ne fallait pas qu’elle en soit mêlée, même si on me l’avait demandé. Il fallait que je récupère l’antidote moi-même. Comment ? Ça, je ne le savais pas encore, mais il restait encore trois bonnes heures avant le rendez-vous galant qu’avait fixé cet inconnu avec ma copine… Quoi ? Non ! Mais pas du tout ! C’était absolument pas par peur qu’il me la pique ou qu’il en profite hein ? Après tout, j’avais pas vu son visage, il devait bien être laid comme un poux, et en plus, même si c’était pour m’empoisonner, il s’était pas dérangé pour me tripoter un peu… Ah, rien que d’y repenser, ça me dégoutait.

Arrivé dans ma chambre, j’y entrai sans crainte, me doutant bien que Klaus ne devait pas être là, et qu’il serait plutôt en ville avec la classe. Tout en poussant un soupir, je retirai ma chemise, cherchant dans mes affaires pour en trouver une autre. Ah, la voilà. Tout en l’enfilant, je m’apprêtais à boutonner mon vêtement, quand mon regard se dirigea vers le miroir, m’apercevant alors de quelque chose d’assez inhabituel :

- Mais que… Qu’est-ce que c’est que ça ?!


A l’emplacement de ma coupure, il y avait quelque chose, comme un tatouage noir sans forme précise, sans pouvoir le décrire. Qu’est-ce que c’était que ce délire ? Pourquoi c’était là, ça ? Complètement apeuré, je reboutonnai rapidement ma chemise, afin de cacher ces formes étranges. Alors là, ça risquait vraiment d’être plus compliqué que prévu. Imaginons que cela soit comme dans les films et que ça se propage ? Andréas pourrait le voir… Et là, adieu la discrétion ! Bon, de toute façon, il n’y avait pas de problème, si je m’en tenais à mon plan de l’éviter jusqu’au rendez-vous. Tout devrait aller pour le mieux. Tout, normalement :

- Wah, quelle chambre mal rangée !

Me retournant brusquement, je me pris les pieds dans la chemise trainant encore au sol, laissant mes fesses rencontrer brutalement le plancher, la tête contre le mur. Un seul mot : Aïe. Mais la douleur fut rapidement dissipée par la surprise, lorsque je me rendis compte que c’était une… Une fille ? Présente dans ma chambre, comme si de rien était. Et, n’avait-elle pas parlé français il y a un instant ? Enfin, d’après ce que j’avais compris. En tout cas, elle était vraiment très jolie. Peut-être un peu plus petite qu’Andréas, mais de quelque centimètres à peine. Ses cheveux blonds n’étaient pas spécialement longs, mais retombaient en quelques mèches lisses sur son cou et ses épaules, entourant son visage fin et blanc, et ses yeux bleu en amande. Un véritable ange. Ah mais non ! Elle n’était pas plus belle que ma Andréas. Secouant la tête, je me relevai rapidement pour m’avancer vers elle :

- Ecoute, je ne sais pas si tu me comprends, mais ça ne se fait pas d’être…
- Oh oui, oui, bien sûr que je te comprends.

C… C’était de l’allemand parfait ! Quoi que parlé avec une pointe d’accent français qui ne rendait le personnage que plus mignon. Mais, tout en secouant la tête, je repris la parole :

- Eh bien sache que tu n’as pas à être là. Qui es-tu d’ailleurs ?


Sans me répondre, la fille me fichu un vent épouvantable pour se diriger vers le fond de la chambre, au niveau de la commode. Quelle sans-gêne ! Je m’apprêtai alors à m’avancer vers elle, lorsque je senti une personne me saisir le poignet avec violence pour me tirer en arrière :

- Dis donc, toi, t’es qui pour regarder ma sœur comme ça ?

En me retournant violemment vers la voix masculine qui m’était adressé, je fus scié sur place. La copie conforme de cette fille ! Mais, en garçon. C'est-à-dire un peu plus grand, les cheveux mi-longs, mais tout aussi blond avec les yeux bleus en amande. Quant à son visage, il était plus viril, mais pas non plus très masculin :

- Je voulais savoir qui elle était, surtout que vous êtes entré dans cette chambre, alors que ce n’est pas la votre !
- Oh, vous nous excuserez, cher maître de maison.

Puis, poliment, et ironiquement, il s’inclina en avant tel un domestique avec son maître. Grr, non mais ils se prenaient pour qui ces deux-la ? Serrant les poings, je m’apprêtais à remettre à sa place ce prétentieux efféminé, celui-ci fit un signe de main à l’autre :

- C’est bon, Ange, ça ne doit pas être là, et le maître veut que l’on s’en aille.

Automatiquement, la jeune fille, visiblement nommée Ange –quel nom original, revint vers lui, à ses côtés. Vraiment, à les regarder, ils devaient certainement être jumeaux, car ça n’était pas possible de se ressembler autant sinon. Puis les deux s’inclinèrent une nouvelle fois par moquerie :

- Sur ce, maître, nous allons prendre congé.
- M… C’est bon, c’est bon, pardon, mais qui êtes vous, juste ?

Tandis que la fille éclatait d’un rire cristallin, le garçon s’avança vers moi pour me mettre une pichenette sur le nez, me faisant aussitôt réagir pour me le couvrir :

- Nous sommes justes, de simples chercheurs…
- N’est-ce pas, Gabriel ?
- Tout à fait, Ange.

Gabriel & Ange… En tout cas, ces deux zouaves s’amusaient à se ficher de moi, les mains collées les unes contre les autres, comme un couple. Enervé par ma journée et ma mésaventure qui avait commencé avec ce voyage, la mauvaise humeur m’attaqua rapidement :

- Bon, si vous n’avez rien d’autre à faire, allez-vous-en !

Tout en éclatant de rire, les jumeaux quittèrent la pièce en trombe, disparaissant bien vite de mon regard. Epuisé par leur comédie et leur attitude, je me laissai retomber sur le lit, fermant les yeux, pour un instant… Un court instant…


TROP LONG L’INSTANT ! En regardant l’heure, il était déjà dix-sept heures quarante cinq. Zut, le rendez-vous était dans un quart d’heure, et je n’avais rien préparé pour dérober l’antidote à cet inconnu. Et surtout, comment allais-je expliquer le fait qu’Andréas n’était même pas présente. Oh, tant pis, j’improviserai. Tout en me relevant, je trébuchai alors brutalement, mon nez rencontrant le sol parsemé de vêtements. Saisi d’une transpiration abondante et anormale, je m’empressais de me relever pour ouvrir ma chemise, devant le miroir. La trace s’était répandue sur presque tout mon torse. Comment était-ce possible ? Je croyais que j’avais 48h, et en à peine 3h, me voilà avec le tiers du corps tout couvert ! Okay, je ne connaissais pas les symptômes, mais là, ça devenait carrément bizarre et inquiétant. Il fallait vite que je récupère cet antidote ! Tout en réunissant le peu de force que je possédais encore, je m’empressais alors de courir, la chemise encore défaite, en direction du toit de l’hôtel. Cependant, ma vue commençait déjà à devenir floue, et je me sentais tituber dans les couloirs. Adossé au mur à l’aide de mes mains pour éviter de tomber, je pus voir de loin que la porte du toit était enfin en face de moi. Tout en m’y prenant à deux fois pour l’ouvrir, je m’engouffrai de l’autre côté pour me retrouver sur le toit. Il faisait un froid de canard, la pluie n’allait pas tarder à tomber, mais une seule chose interpellait mon esprit. Le type masqué, et en face, à quelque mètres, en position de combat :

Andréas.

Pris d’une peur et d’une incompréhension brutale, je voulu courir vers elle, mais glissai au sol, une nouvelle fois. Décidément, je tombais beaucoup aujourd’hui. Mais ça n’était pas la seule chose qui me préoccupait le plus. Je n’avais pratiquement plus la force de me relever, ou alors juste la tête, et encore. Ma vue était floue, et ma tête ne cessai de bourdonner :

- Andréas…

Et dire qu’en plus, il se mettait à pleuvoir. Décidément, tout pour faire un beau scénario. Seulement, j’avais peur que là, ça ne finisse mal. Le « ninja » masqué se retourna alors vers moi, me regardant avec des yeux où l’on pouvait presque apercevoir de la pitié :

- Les effets ont donc été si rapides ? Quelle dommage.
- Vous aviez dit… Quarante huit heures…
- Oh, ai-je vraiment dis cela ? Je suis navré, je voulais dire, cinq heures au plus. Ma langue a du fourcher.

FOUTAGE DE GUEULE OUI ! Comment on peut confondre cinq et quarante huit ! L’avait-il fait exprès ? Sentant des forces m’abandonner, je peinai à garder ma tête relevée, tandis que le type s’avançait vers moi, mettant sa main sous mon menton pour me regarder dans les yeux :

- Et puis, croyais tu sérieusement que je te donnerai autant de temps à
vivre, si le rendez-vous était si tôt ? Je ne suis pas sadique, dans le cas où ça raterait pour toi, tu n’aurais pas à souffrir un peu plus…


Il ne pu terminer sa phrase, étant donné qu’il avait reculé pour échapper à Andréas, qui s’était jetée entre nous. Au ton de sa voix, elle avait l’air très énervée :

- Ne le touchez pas ! Donnez-moi l’antidote ! Il n’avait rien à voir avec nous, pourquoi l’avoir fait ?
- Parce que, fille du Diable, il était la seule chose qui te ferait sortir de ta cachette. Et maintenant, si tu veux récupérer ceci, bats-toi contre moi. Si tu gagnes, tu auras l’antidote, si tu perds, tu devras me suivre pour être jugée.

Agitant une fiole contenant un liquide orange –d’après ce que je pouvais voir, l’inconnu eut un rictus visible à travers son masque, puis se retrouva avec quatre petits couteaux dans chaque main, les lançant alors dans la direction de ma petite amie. Celle-ci les esquiva rapidement, avant de se retrouver en moins d’une seconde face à l’homme. Avec rapidité, elle tenta de lui infliger un coup de pied au visage, mais celui-ci le para en l’attrapant, avant de la faire tomber au sol, voulant lui infliger un coup, que celle-ci évita. Par la suite, je ne pourrai vous décrire comment ils se sont battus, étant trop fable et trop… Humain, disons, pour les regarder. Cependant, j’eus le temps de m’apercevoir que l’inconnu avait ressorti des couteaux, et les envoyait, cette fois, dans ma direction. Pris de panique, je n’arrivai pas à bouger, et en griffait même le sol, comme c’était la seule chose à faire. C’était trop tard :

- Dietrich !

Une seconde. Puis deux. Puis trois. Il ne s’était rien passé. Je n’avais pas été transpercé. Pourquoi ? Tout en essayant de relever la tête, je m’aperçus que c’était Andréas. Devant moi, titubant. Elle n’avait pas reçu les couteaux en elle, mais les avait déviés. Au prix de quelques coupures. Se laissant retomber au sol, tout comme moi, elle me fixait, les yeux mouillés. La pluie, ou les larmes ? Je n’arrivais même pas à savoir.

Le type s’avança alors vers elle, la prenant par le col pour la soulever à sa hauteur et la regarder :

- Maintenant, tu vas être jugée pour tes crimes.

Et moi ? Est-ce que je pleurai ? Ou était-ce la pluie, ou même le poison, qui me brouillait les yeux ? Dans les deux cas, je ne voulais pas de ça. Andréas… Elle allait être emmenée ! Et peut-être enfermée à tout jamais, sans que je puisse la revoir ! Terrorisé, je pointai alors la main vers elle :

- ANDREAS !

Dans un dernier élan de force, elle donna un coup de pied dans le ventre de l’homme, lui coupant brutalement le souffle, ce qui lui permit d’échapper à son étreinte, puis elle se saisit alors d’un couteau au sol, se jetant sur le « ninja ». Celui-ci évita le coup d’extrême justesse, mais au prix d’une blessure, peu légère, étant en effet touché à l’épaule. La pressant alors avec force, l’homme recula :

- Maintenant, donnez-moi l’antidote !

Ses lèvres qui dessinaient une grimace de douleur se changèrent en un rictus moqueur, puis l’homme recula jusqu’au bord du toit. Eh ? Mais… Il venait de se jeter dans le vide ! Sans que je puisse bouger, je ne fis que voir Andréas se précipiter pour voir. Quant à moi, je me sentais de plus en plus faible presque incapable de bouger ne serait-ce que le petit doigt :

- Andréas…

Je pouvais à peine parler, mais celle-ci revint automatiquement vers moi, me prenant alors dans ses bras, allongé sur le dos :

- Dietrich, il a disparu… Avec l’antidote ! Qu’est-ce qu’on va faire ?

A sa voix, elle était vraiment paniquée. Il n’y avait que moi pour voir ses côtés mignons, et j’en étais fier :

- Ne t’inquiète pas… Ça ira.

Là, je crois qu’il n’y avait pas de doute, j’étais en train de pleurer. Que c’était pathétique. Si c’était vraiment mes derniers instants, je me demande pourquoi je devais les passer en larmes. Au moins, étais-je dans les bras de ma tendre et chère :

- Dietrich, arrêtes de dire ça. S’il te plaît, on va trouver une solution. On va y arriver, hein ? Il ne faut pas… Il ne faut pas que tu… Dietrich !

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Chapitre VIII

Chapitre VIII : Salty and Sweet




Waah, ce que c’était pénible cet endroit ! Comment avais-je pu en arriver là ? Heureusement que j’avais réussi à sécher la sortie du premier jour, sinon, je crois que je n’aurais pas pu supporter. Enfin, ce n’est pas que je n’aime pas Paris, loin de là, ce voyage me faisait vraiment très plaisir, mais de là, à subir le regard de tous ces gens qui se demandent pourquoi je me retrouve au milieu d’une marre d’adolescents, alors que je n’ai pas l’air d’avoir leur âge… Ce que ça peut être rabaissant !

De tout façon, ayant prétexté que j’avais perdu quelque chose et qu’il fallait que je le retrouve, la prof’ m’avait donné l’autorisation de rester à l’hôtel, et puisque, de toute façon, d’autres élèves resteraient ici également, et je n’avais qu’à leur demander si j’avais un problème. Mais par problème, c’était plutôt eux qui en avaient un, étant donné que j’avais du sauver cet imbécile qui se faisait limite tabassé par un grand type en noir. Et en plus, il n’avait même pas voulu me dire ce qui s’était passé. Mais bon, au moins, il m’avait offert des haribos, que je dégustais avec délice, bien sûr. Mais bon, depuis, je ne faisais que m’ennuyer, errant sans fin dans les couloirs :

- Raaaah, mais où est la salle de jeux ? Ou le bar, je sais pas moi !


Il me fallait vraiment un endroit où tuer le temps, parce que c’était pas en regardant des émissions françaises avec des types bizarres coincés dans une ferme pour filmer leur vie que j’allais me distraire. Grinçant des dents tandis que je me goinfrais de bonbons, je pus apercevoir au loin deux personnes de dos. Deux adolescents blonds. Cependant, ce ne devaient pas être des gens de la classe, parce que je ne les reconnaissais pas du tout. Tout en m’avançant un peu plus vers eux sur la pointe des pieds, je les écoutais parler :

- Grand frère, je ne sais pas où il est passé.
- Ne t’inquiète pas, Ange, il ne doit pas être loin.

Oh, était-ce du français ? Boarf ! Tant pis, de toute façon, je n’aurai qu’à leur parler moi aussi, après tout, je l’apprenais, et il était temps de mettre mes connaissance en avant. Tout en allant vers eux, je me rendis compte alors qu’ils étaient tous deux jumeaux. Sans m’en préoccuper, je levais la main :

- Bonjour, je crois… Je cherche bar, or game.

Aussitôt, les deux jumeaux éclatèrent de rire devant mon vocabulaire tellement peur recherché qu’il m’avait fallu employer de l’anglais. Sans sentir le rouge me monter aux joues, je m’empressais de leur crier dessus en allemand :

- Arrêtez de vous moquer de moi sales perches blondes reteintes ! Sales ectoplasmes !

Cependant, les deux ne voulaient pas s’arrêter, et au contraire, se tenaient le ventre, l’un s’appuyant sur l’autre. Nan mais qu’est-ce qui leur prenaient à ces deux blondinets pour se moquer de moi comme ça ? Serrant les poings, je me mis à foncer vers eux pour les tabasser, lorsque le garçon m’attrapa le poignet :

- Du calme, fillette.

Sur le coup, alors que j’aurai très bien pu le mettre au tapis en une minute, je fus tellement surprises par son allemand parfait que j’en tombais par terre :

- Oh, tu t’es fais mal petite ?

La surprise passée, je me rendis compte qu’il me traitait de gamine. Et jamais, oh grand jamais, il ne fallait faire cela avec moi. Les sourcils froncés et tout en me relevant avec rapidité, je me mis en pose de combat :

- QUI EST PETITE ICI ? SALES BLONDS !

- Oh, ne t’inquiète pas. Tu es une fille « moyenne » alors.

Ah mais… ah mais ils se moquaient de moi ! Rouge de colère, je couru vers eux pour leur mettre leur pâtée du siècle et leur apprendre la politesse ! Cependant, je n’avais sans doute pas vu, mais un ruban trainait par terre, et il suffisait d’un peu, un tout petit peu, pour se prendre les pieds dedans et trébucher en avant. Atterrissant au sol brutalement, mon petit sac de malabar sorti de ma poche pour rouler aux pieds des jumeaux. Le garçon en profita pour le prendre alors et le regarder :

- C’est bon ça.
- RENDS LE MOIIIIIII !

Mais la fille en profita pour s’asseoir sur mon dos, me bloquant au sol :

- Du calme, on ne va pas les manger. Merci pour le ruban, gamine.

Tout en le prenant dans ses mains, elle s’empressa de s’attacher les cheveux. Ne me laissant cependant pas faire, je ne fis que me débattre, poussant la jumelle :

- JE NE SUIS PAS UNE GAMINE ! J’AI SEIZE ANS ET DEUX MOIS !


A leur tête, cela semblait à la fois ridicule et marrant, ce qui avait le don de me mettre hors de moi. Soudain, le garçon s’avança vers moi, tandis que je me repositionnais en mode défense :

- Comment t’appelles-tu, seize piges ?

J’avais bien envie de ne pas lui répondre, mais mieux valait le faire, sinon, il risquait de m’appeler comme ça pendant longtemps :

- Maria.
- Je suis Gabriel, et voici Ange. Merci d’avoir retrouvé le ruban de ma sœur.

Puis, comme pour me remercier, il me tendit mon paquet de malabar. D’abord sceptique, je m’empressais de le prendre pour le ranger, avant de reculer brusquement, mais ce type nommé Gabriel me prit soudainement par la taille pour chuchoter des mots à mon oreille :

- Ne dis pas que tu nous as vus, d’accord ?

Puis, sans que je puisse répliquer, il en profita pour sortir un bonbon et le lancer au loin devant moi. Comme sonné par l’appel irrésistible de l’instinct, et du ventre, je me mis à courir de toutes mes forces pour l’attraper au vol. Hum, miam, à la fraise. Puis, brutalement, je me rappelai les jumeaux et me retournai, m’apercevant qu’ils n’étaient plus là. Même en cherchant partout, je ne les trouvais plus. Dire que je m’étais fait avoir par deux glandus de première… Quelle nouille !

En colère contre moi-même, je repris le chemin du retour pour me rendre vers ma chambre, la tête pleine de confusion. Pourquoi ne devais-je pas parler de ces deux énergumènes ? Enfin, en même temps, j’en avais pas spécialement envie non plus, mais il y avait de quoi être sacrément énervée ! Mais ça n’était rien comparé à ce qui allait suivre, étant donné que, perdue dans mes pensées, je me cognai brutalement contre quelqu’un. N’ayant aucune envie de m’excuser, je m’empressais de répliquer :

- Hey ! Tu peux pas faire at…

La personne… La personne dans qui j’étais rentrée… C’était… C’était… :

- Maria.

Klaus ? Mais qu’est-ce qu’il faisait là ? Il n’était pas censé être en sortie avec les autres élèves ? Et puis, pourquoi était-il devant ma chambre ? Essayant de ne pas penser à l’idée qu’il pouvait avoir tenté de me voler une autre culotte, je senti mes larmes remonter, que je cachais en frottant mes yeux :

- Pourquoi t’es là ?
- Je voulais te donner quelque chose.

Hein ? Mais me donner quoi ? Et puis, pourquoi ? D’autant plus que je fus encore plus surprise lorsqu’il me tendit un porte-clés en forme de tour Effel :

- C’est pour me faire pardonner, pour hier. Comme tu n’arrêtais pas de pleurer. Tiens.

Sans que je puisse réagir, il me prit la main pour y mettre l’objet dans ma paume, avant de la refermer. J’étais tellement ébahie que je n’arrivais même pas à réagir, à part laisser les larmes couler. Au point même d’inquiéter Klaus :

- Ça ne te plaît pas ?
- S… Si ! Merci beaucoup !

Le rouge aux joues, je ne fis que tourner la tête sur le côté, intimidée. Mais là, je m’aperçu d’une chose :

- Klaus, qu’as-tu dans la main ?
- Rien du tout.
- Mais ça ressemble à…

Brusquement, sans que je puisse réagir et me défendre, même si je ne le réalisais pas vraiment, Klaus s’était emparé de mes bras pour me guider à lui et se pencher en avant, limite à 90° pour poser ses lèvres sur les miennes. D’abord surprise, j’essayais de résister quelques secondes, avant de me laisser faire, puis de lui rendre son baiser. Quand, enfin, ce fut terminé, il me lâcha doucement, et, sentant mes jambes se dérober, je tombais au sol, regardant Klaus me faire signe de me taire en mettant un doigt sur ses lèvres. Puis, après, le vide, je crois bien que j’ai du m’évanouir. La dernière chose que j’avais senti, c’étaient ses bras me portant comme une princesse pour m’allonger sur le lit. Finalement, ce n’était pas une si mauvaise journée.

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Chapitre IX

Chapitre IX : Red & Black


Doucement… Flottant… Comme dans un liquide… Ou comme si je volais… Quelle étrange sensation. Je n’avais jamais ressenti une telle chose. Si ça pouvait durer, ce serait tellement bien. Comment dire… Il n’y avait pas plus agréable. Cependant, et sans m’en rendre compte, je sentis mon corps devenir plus lourd, avec plus de difficulté à bouger. Ma respiration, jusqu’ici lente, s’accélérait un peu, et un voile noir m’enveloppa doucement, jusqu’à entendre un mot :

-…ich…

Quoi ? Cette voix… Elle me disait quelque chose. Mais quoi ? Qui était-ce déjà ? Je le compris en entendant une deuxième fois, le mot plus complet :

-…Dietrich…

Andréas. Oui, j’aurai pu la reconnaître entre mille. Elle m’appelait, et, doucement, mes paupières, jusqu’ici si lourdes, oscillèrent un peu, avant de s’ouvrir doucement, se refermant de temps en temps pour protéger mes yeux de la pluie et du peu de lumière. Mais elle était bien là, juste au-dessus de moi, les yeux mouillés et ses cheveux noirs mêlés de mèches blanches retombant sur mon visage. Elle était vraiment très belle, mais je n’avais pas envie de la voir comme ça. Alors que je tentais de tendre la main vers son visage pour le caresser, je me rendis alors compte que mon bras ne m’obéissait pas, restant au sol. Il me fallut quelques instants de réflexion avant de me souvenir de tout. Le type masqué, le poison, le combat, et… Je devrai être mort non ? Avant même que je ne puisse poser ma question, Andréas me serra contre elle avec force, m’étouffant presque alors qu’elle versait des larmes :

- J’ai… J’ai eu tellement peur ! Oh, Dietrich !

Ah, vu la sensation d’avoir ma colonne vertébrale brisée, je devais très certainement être en vie. En même temps, si j’avais été au Paradis, je n’aurai pas vu ma petite amie pleurer… A moins que je ne sois expédié en enfer à ma mort ? Voyant que je ne disais rien, Andréas s’empressa de me relâcher pour me regarder en face. Ce fut à ce moment que je pus réussir à aligner quelques mots pour former ma question :

- Qu… Qu’est-ce qui s’est passé ?

Parce que bon, l’homme avait disparu, alors si j’étais encore en vie, c’était bien parce que j’avais eu droit à un antidote… Non ? Puis, brusquement, je sentis quelque chose me lancer au niveau du cou. Deux trous bien distincts, avec du sang qui coulait :

- Je suis… Je voulais aspirer le poison en le buvant !

Hein ? Etait-ce bien vrai ? Elle avait fait ça pour moi ? Elle qui ne voulait absolument pas y toucher tellement il était infect ? Cependant, elle brisa bien vite mes illusions :

- Mais je n’ai fais que planter mes crocs avant de les retirer. Le poison avait déjà infecté tout ton corps, j’aurai pu te vider de ton sang si j’avais voulu en boire la totalité.
- Dans ce cas, comment se fait-il que je ne sois pas au ciel ?
- C’est ça.

Elle tendit vers moi une petite fiole vide, où il restait juste quelques gouttes orange à l’intérieur, de la même couleur que l’antidote que l’autre type avait avant de s’enfuir :

- Mais… C’est l’antidote ?!
- Oui.
- Comment l’as-tu eu ?

Après tout, comme je l’ai si bien dit, il avait fuit… Alors comment ?

- Pendant que tu étais évanoui, une femme est venue. Elle était masquée elle aussi, alors elle j’ai eu peur qu’elle ne soit venue finir le travail, mais elle n’a fait que me tendre la fiole, en me disant qu’elle était l’antidote. J’aurai du me méfier, mais j’ai eu tellement peur de te perdre que j’ai préféré te le faire boire.

Une femme ? Et masquée en plus ? Décidément, c’était vraiment une période de carnaval ! Mais bon, au moins m’en étais-je sortie, et en vie. Par contre, chaque mouvement que j’entamais m’étais extrêmement difficile, et plutôt douloureux, et ma chérie s’en rendit vite compte, ce pourquoi elle fit quelque chose de plutôt embarrassant. En effet, elle fit glisser ses deux bras sous mon corps, tout en se relevant, me portant comme une princesse… Ou un prince ? Pitié !

- Ola ! Andréas ! C’est pas mon rôle ça !
- C’est ça, en attendant, tu es inutile et infirme pour l’instant, alors tu te tais et tu te laisse faire.
- Mais tu es blessée toi aussi.
- Oui, mais moi au moins, je tiens debout, et j’ai assez de force pour te porter. Toi, tu n’es musclé qu’aux jambes, oublie vite l’idée de me porter de cette façon.

Ce qu’elle pouvait être blessante par moment. Je croisais juste les doigts pour que l’on ne croise personne de la classe, ou je risquai de ne plus jamais sortir de ma chambre. Heureusement, personne ne croisa notre route, et Andréas pu réussir à ouvrir la porte de ma chambre, avant de la refermer et me faire asseoir :

- Tu es trempé. Je pense qu’il vaudrait mieux que tu te mettes en pyjama, je vais changer tes draps.

Là aussi, c’était très gênant. J’arrivais à peine à bouger, alors c’était encore pire pour atteindre la salle de bain. Mais pas question de l’avouer. Depuis le début, depuis que vous êtes avec moi, vous avez du pensé que je suis une femmelette complètement dominé par sa petite amie, eh bah c’est pas vrai ! Je n’avais vraiment pas envie que ma copine devienne mon infir… Infirmière ? Ouuuh, tout compte fait, je crois bien que…

- Andréas…

Je parlai avec une voix complètement affaiblie, pour mieux l’attirer et lui faire comprendre mon incapacité à m’enlever ma chemise. Tout en soupirant, elle se retourna vers moi et s’avança pour me déposer à nouveau sur le lit, me déboutonnant la chemise tout doucement. Malgré le fait que je sois trempé… J’avais chaud. Bref, vous me comprenez hein ? J’hésitais un peu à la laisser m’ôter le pantalon, étant donné la présence d’un léger problème masculin. Puis, comme si j’avais menti en prétendant n’avoir aucune force, je lui pris le bras pour l’attirer vers moi, tout en l’embrassant passionnément. Aha ! Vous voyez bien, je peux moi aussi être très cool ! Et pour une fois, elle ne me baffa pas, préférant décoller ses lèvres, avant de… Rougir ? Décidément, ce voyage à Paris se présentait vraiment bien. Dire qu’à l’origine j’avais voulu monter tout plein de plans pour l’empêcher de sucer le sang des autres, et qu’en à peine une journée… Ben j’avais rien fait. Mais, comme si je ne me contrôlais plus, mes mains, ignorant la douleur, se dirigèrent vers son chemisier que je commençais à défaire, tout en l’embrassant doucement dans le cou. Et elle ne me repoussa pas, bien que je la sente frissonner. Moi-même, j’avais l’impression que mon cœur battait tellement fort qu’il pourrait sortir dans la minute. Mais rien ne pouvait arrêter mes gestes, et bien qu’à présent, je me retrouvais allongé, avec elle sur moi, l’une de mes main se mit à descendre pendant que l’autre lui caressait le dos. Elle en profita pour venir m’embrasser doucement, tout doucement :

- Hum.

Alors que nous sursautions à l’idée de savoir que quelqu’un d’autre nous observait, Klaus nous regardait, au niveau de la porte, la main devant la bouche, montrant bien qu’il était la source de ce toussotement que nous avions entendu. Comme parcouru d’un frisson électrique, je vis Andréas se dégager et remettre son chemisier, puis partir rapidement, ne lâchant qu’un :

- Peux-tu l’aider ? Il se sent mal ?

Elle disparu aussitôt après avoir adressé ces mots à Klaus. Bien, en plus d’être grand, tu venais de gâcher un moment des plus sympathiques dans tous les sens du terme. Décidément, tu restais un vrai boulet, et dans tous les sens là aussi ! Comme s’il me restait encore quelques forces, je préférai me changer moi-même, avant de me mettre dans mon lit, sous le regard de mon camarade de chambre. Seulement, il n’avait l’air nullement gêné, au contraire, comme s’il avait juste assisté à une discussion banale entre lycéen. En fait, son air tellement blasé m’énervait à un point que je ne pu m’empêcher de lui adresser la parole :

- Tu aurais pu frapper !
- Je ne pensais pas que vous étiez ici.
- Tu nous croyais où ?
- A l’infirmerie, après tout, ta chérie a fait un malaise non ?

Heh ? Pourquoi avais-je la curieuse impression qu’il était ironique lorsqu’il parlait d’Andréas ? Le doute que j’avais eu dans l’avion me revint en mémoire, et ne tint plus à l’idée de lui demander :

- Klaus, tu aimes Andréas ?

Alors qu’il se retournait vivement, je vis une lueur étonnée dans ses yeux.
M’étais-je trompé ?

- Non, je ne suis pas amoureux d’elle. D’ailleurs, pour être franc, je ne l’aime pas.
- Hein ? Pourquoi ?

D’un côté, j’étais rassuré de savoir qu’il n’était pas «in love » d’elle, comme disent les anglais, mais bon, ça ne me plaisait pas non plus qu’il déteste ma copine :

- Elle m’a volé quelque chose que j’aime beaucoup.
- Ah ? Et c’est quoi ? Je peux peut-être aller voir si elle veut bien te le rendre.
- Tu tiens vraiment à le savoir ?

Puis, brusquement, sans que je puisse même m’en rendre compte, il était en face de moi, me poussant d’un coup pour que je me retrouve allongé sur le lit, tandis qu’il était penché vers moi :

- Elle m’a volé quelque chose auquel je tenais énormément, et maintenant, il m’est impossible de le récupérer. Mais toi, tu ne peux pas comprendre.

Puis, tandis qu’il se relevait, il ne fit que tourner les talons :

- Je vais diner. Je suppose que ta copine t’amènera son repas.

Puis il disparu à travers la porte. De quoi pouvait-il bien parlé ? Curieux, je préférai me relever, ignorant la douleur. Je sais, c’est nul de fouiller dans les affaires des autres, mais là, je ne pouvais pas me contrôler. Alors que j’ouvrai tous les tiroirs de la commode, quelque chose de brillant attira mon attention, celui-ci se trouvant caché parmi les vêtements. En le prenant dans mon main, je m’aperçu qu’il s’agissait d’un petit pendentif, et, tout en le tripotant, je déclenchai sans le faire exprès un petit dispositif, qui l’ouvrit. Un peu comme dans les films. A l’intérieur, il y avait une photo d’une jeune femme, incroyablement belle. Enfin, ce collier avait l’air de lui être précieux, mais ce ne devait pas être ça qu’elle lui avait volé… Alors quoi ?

- Dietrich ?

Me retournant brusquement, je vis Andréas, sur le bas de la porte, tout en tenant un petit plateau-repas :

- Tu as faim ? Je t’ai ramené à manger.

Ah, Klaus avait eu raison, et puis, j’étais bien content d’avoir une petite amie qui pensait réellement à moi. Tout en m’installant confortablement sur le lit, elle s’avança pour s’asseoir près de moi et me servir mon dîner. Mais je dois avouer que j’avais la tête à autre chose :

- Andréas… Tu sais… Pour tout à l’heure ?

Celle-ci se mit à rougir, puis reposa la fourchette qu’elle avait prise pour essayer de me servir :

- Dietrich, je crois que c’est un peu tôt. Nous ne sommes même pas du même monde, et en plus… Est-ce que tu aurais pensé à la protection si Klaus ne nous avais pas interrompu ?

Ah, elle touchait un point sensible. En tout mâle qui se respecte, j’avais bien évidemment mon atout majeur dans mon porte-feuille, mais y aurai-je pensé ?

- Nous verrons cela plus tard, d’accord ? En attendant, je suis là pour m’occuper de toi. Fais « ah ».

Tandis que j’avalais la bouchée qu’elle me donnait, je ne pu m’empêcher d’être déçu à l’idée d’avoir raté mon coup. Mais bon, la prochaine fois, au moins je n’oublierai pas ! Je ne cessai de me le répéter, ayant complètement oublié le médaillon dans la poche de mon pyjama.

Posté par Worldend06 à 13:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]